Jesús Alberto Benítez


Site de l’artiste

http://www.jesusalbertobenitez.com/

Actualités

The plates of the present, so far
28/01 – 04/02/2017
Exposition collective
Galerie Praz-Delavallade, Paris

Artiste franco-vénézuélien né en 1978, diplômé de l’ENSBA de Lyon, Jesús Alberto Benítez vit et travaille à Lyon.

Son travail a fait l’objet de plusieurs expositions personnelles et collectives en France et à l’étranger, notamment Sur le plan, on efface toute structure, Openspace, Nancy (2016), Dust: The plates of the present, Baxter Street, New York (2015), Eva Barto-Jesús Alberto Benítez, galerie Annex 14, Zürich (2014), Dérivée, Rectangle, Bruxelles (2013), Le centre n’est pas un point, galerie Frank Elbaz, Paris (2012). Il a participé à Artistes en résidence, Clermont-Ferrand (2011-2012) ainsi qu’à l’Atelier de Post-production, Centre Photographique d’Ile-de France, Pontault-Combault (2010). Il a également conçu des pièces pour des projets d’édition, La belle revue (2013), Oscillations (2012) et organisé des expositions en tant que commissaire, Les divisions du volume, La Permanence, Clermont-Ferrand (2012). Sa publication monographique Un élan de réversibilité est parue aux Editions Adera en 2015.

« Chaque image est un « presque rien », qui se dépouille même eu égard à la tradition de chaque pratique : les traits de dessin sont élémentaires, la peinture souvent faite à la main, les assemblages ne suivent pas une règle formelle ou un principe d’association organique de matériaux. Et pourtant, tout est décidé au millimètre : chaque trait est une lancée, un arrêt, une petite courbe ; la peinture explore les arêtes de la planche et la surface rugueuse du bois, de l’acier, du plomb ; les assemblages de surfaces potentielles pliées s’associent, par exemple, à de l’adhésif bleu, d’un bleu presque kleinien, cette couleur qui est venue plier le spectre existant de couleurs, et ainsi faire croître ce monde-là. C’est cette sérénité, cette confiance dans le « presque néant » qui rend possible d’entreprendre cette progression vers les éléments de l’œuvre. Il est vrai que ce moment de l’installation au mur, des feuilles, de l’adhésif, a existé dans le temps, il a eu une durée. Cependant, la photographie ne peut pas s’assimiler à un morceau de vie, elle est transformation, sédimentation, marque, vestige : quelque chose s’est imprimé. Elle semble jouer le jeu de la mémoire : la chose se perd, mais elle fait corps avec nous. »

Extrait du texte de Joana Neves, Abstraction et « réalité » : arracher le son qu’il faut, paru dans Un élan de réversibilité, éd. Adera, 2015.